Le rapport sénatorial sur la maladie de Lyme

Le rapport sénatorial sur la maladie de Lyme a été rendu public le 27 mai 2019. Il fait suite à la dizaine d'heures d'auditions de nombreux experts par une commission sénatoriale, en mars-avril 2019. La version intégrale, avec le contenu des interventions se trouve ici. La synthèse préalable, rédigée par Elisabeth Loiseau, sénatrice de la Mayenne, est remarquable. Elle rejoint largement les conclusions tirées de ces auditions par la FFMVT le 12 avril 2019. Les principales conclusions de cette synthèse (ci-jointe), sont les suivantes. Elles s'adressent aux pouvoirs publics, en particulier ...

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Communiqué de la FFMVT sur la création d'une ANMVT

Communiqué de la FFMVT Communiqué de la FFMVT sur la création d'une ANMVT - pdf

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PROJET CLIP LYME

Le collectif LYME Alarme, s'est crée en 2018, autour de Karelle ARDAILLOU, malade chronique de Lyme et fan de concerts de rock. Elle a réussi à sensibiliser des artistes à sa cause et ensemble, ils ont créé ce cercle d'échanges artistiques autour de la maladie. Voici un premier clip initié par la rockeuse rurale Delphine AUDEVARD et ses collègues Sylvain SENTENACH, Pam E. HUTE et Eloïse LORMAND; En achetant ce titre, vous participez à la recherche contre la borréliose de Lyme (fonds de dotation de la Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques). Merci pour votre participation à ...

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Tribune : Refuser d'agir contre la maladie de Lyme n'est pas un choix acceptable

Un groupe de travail du Ministère de la santé américain sur la maladie de Lyme, vient de remettre son rapport au Congrès. Ses conclusions convergent avec les recommandations publiées en France cette année par la Haute autorité de santé (HAS) et contredisent les prises de position de l’Académie de Médecine et une partie de la communauté médicale française dont Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF). Lire l'article sur www.sciencesetavenir.fr

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La maladie de Lyme

LA MALADIE DE LYME

Tout comme la syphilis, la maladie de Lyme n’est pas une maladie immunisante. La borrelia (agent de la maladie de Lyme) et le tréponème (agent de la syphilis) appartiennent d’ailleurs à la même famille de bactéries, les spirochètes. Outre la maladie de Lyme, les tiques sont susceptibles de transmettre de nombreux agents pathogènes, qu’on appelle des co-infections, et qui peuvent entrainer de multiples symptômes (voir plus loin le SPPT).

La maladie de Lyme est classiquement décrite en trois stades :

Stade primaire

Dans un certain nombre de cas, la maladie se manifeste dans les suites d’une morsure de tique par une tache rougeâtre qui grandit lentement autour du point de morsure de la tique (un érythème migrant). Dans 40 à 50% des cas, les malades n’ont pas le souvenir d’une morsure de tique. Cette lésion peut apparaître quelques jours à quelques semaines après la morsure de tique et évolue en grossissant. A ce stade, le médecin ne demandera pas de sérologie car réalisée trop tôt, elle peut être faussement négative. Il décidera du traitement antibiotique approprié. Dans ces conditions, la guérison est habituellement obtenue.

En l’absence de traitement, l’érythème migrant dure environ trois semaines à un mois avant de disparaître. D’un stade primaire non reconnu ou non traité, la maladie pourra alors évoluer vers un stade secondaire voire tertiaire. L’érythème migrant peut aussi ne pas apparaître.

Stade secondaire

La phase secondaire peut révéler la maladie si l’érythème migrant est passé inaperçu, a été négligé, ou si le traitement de l’érythème a été insuffisant. La phase secondaire apparaît quelques semaines à quelques mois après la phase primaire. Différents organes peuvent être concernés (selon la description du rapport du HCSP) :

  • des lésions cutanées identiques ou proches de l’EM ;
  • des signes articulaires : arthralgies fréquentes, arthrite moins volontiers, plus tardive ; les grosses articulations sont les plus touchées, le genou surtout. L’arthrite évolue par poussée avec des phases de rémission plus ou moins complètes ;
  • des manifestations cardiaques, volontiers des troubles de conduction, expression d’une myocardite (bloc auriculo-ventriculaire complet ou incomplet), insuffisance cardiaque ou péricardite souvent d’évolution prolongée ;
  • des manifestations neuro-méningées, volontiers révélatrices : méningo-radiculite sensitive, très douloureuse à recrudescence nocturne, atteinte motrice périphérique plus rarement, atteinte des paires crâniennes fréquentes, notamment celle du nerf facial. Atteinte méningée fréquemment associée, souvent cliniquement muette, avec un liquide lymphocytaire, sans hypoglycorachie et une augmentation oligoclonale des immunoglobulines intrathécales.
  • des atteintes hépatiques, oculaires, ORL ou musculaires sont beaucoup plus rares.
  • le lymphocytome cutané bénin, non spécifique, mais symptôme important de la phase secondaire, se présente sous forme de nodules de 1 à 2 cm de diamètre, rouges ou violacés, plus souvent sur le lobule de l’oreille, les régions péri-aérolaires des seins ou sur le scrotum.

Stade tertiaire

Classiquement, la phase tertiaire peut se manifester sous la forme d’atteintes cutanées chroniques, l’acrodermatite chronique atrophiante (évolution vers une atrophie de l’épiderme avec un aspect flétri ou chiffonné et une coloration brun rougeâtre), d’atteintes neurologiques chroniques, d’atteintes articulaires chroniques, et d’atteintes psychiatriques. On pourrait également voir des manifestations auto-immunes.

La conférence de consensus de 2006 reconnait, dans les stades tertiaires, des atteintes cutanées chroniques, des atteintes neurologiques chroniques, et des arthrites chroniques.

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