PNDS et conflit d'intérêts

PNDS et conflit d'intérêts Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur ...

Lire la suite...

A propos de la lettre de la SPILF adressée à la HAS

une analyse critique de la FFMVT  Lire la version PDF : reaction FFMVT à la lettre SPILF Dans son introduction, la lettre de la SPILF fait référence à la constitution du groupe de travail pour l’élaboration du PNDS borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques : « Nous avons également salué la participation de toutes les parties prenantes, incluant les autres sociétés savantes impliquées dans la prise en charge de ces maladies et les associations de patients ». Le préambule du Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de ...

Lire la suite...

Maladie de Lyme : un problème de santé publique ?

Avec près de 55 000 cas diagnostiqués en 2016, la maladie de Lyme est en train de devenir une préoccupation majeure pour la santé publique. Pourtant, les médecins non spécialistes restent souvent désarmés face à cette maladie émergente. Sait-on diagnostiquer la maladie de Lyme ? Et sait-on la soigner ? Sur Mediapart, «Science Friction» a organisé le premier débat entre deux tenants de positions opposées sur ces deux questions : le médecin infectiologue François Bricaire et l'immunologiste Alain Trautmann.

Lire la suite...

Lyme : le grand bazar des tests de dépistage

Article provenant de https://theconversation.com/lyme-le-grand-bazar-des-tests-de-depistage-69910   C’est devant la justice, actuellement, que se discute la fiabilité des tests de dépistage pour Lyme, cette maladie transmise par les tiques. Une situation inédite et assez déroutante pour les scientifiques qui, comme moi, travaillent sur le sujet dans leur laboratoire de recherche. Entre les tests homologués peu fiables, les tests non officiels peut-être plus fiables mais non évalués et les tests complètement fantaisistes défendus par des malades dans le désarroi, c’est… le grand bazar. Aiguillonnée par la demande légitime des patients, la communauté des chercheurs met ...

Lire la suite...

Position de la FFMVT concernant le retard de publication officielle du PNDS

  Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur les agents pathogènes ...

Lire la suite...

EXCLUSIF. Nouvelle polémique autour de la maladie de Lyme

Alors qu'il est prêt depuis plusieurs semaines, le nouveau protocole de prise en charge de la maladie de Lyme (PNDS) n'a toujours pas été publié par la Haute Autorité de Santé (HAS). En cause, une lettre de contestation envoyée à la HAS par la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), le Centre National de Référence des Borrelia (CNR) et onze sociétés savantes. Une lettre que nous révélons en exclusivité. Décryptage. Suite de l'article sur sciencesetavenir.fr

Lire la suite...

EXCLUSIF. Maladie de Lyme : la lettre de la SPILF, du CNR Borrelia et des sociétés savantes envoyée à la HAS

Nous publions en exclusivité la lettre envoyée à la Haute autorité de santé (HAS) par la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), le Centre National de Référence Borrelia (CNR) et onze sociétés savantes pour contester le Protocole National de Diagnostic et de Soins de la maladie de Lyme (PNDS). Suite de l'article sur scienceetavenir.fr

Lire la suite...

Une tique Ixodes ricinus femelle, sur un brin d'herbe. Elle est le vecteur de la maladie de Lyme.Bernard Ruelle/Flickr

Maladie de Lyme : bientôt un protocole national pour le diagnostic et les soins

Un nouveau protocole national est attendu pour le traitement de cette maladie transmise par les tiques. En dépit des incertitudes scientifiques, des améliorations sont possibles. Le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) pour la maladie de Lyme devrait être validé ces jours-ci par la Haute Autorité de santé (HAS) et aussitôt rendu public. Voilà plus d’un an que des médecins et des associations de patients y travaillent, afin de fixer les modalités de prise en charge des patients en France. Très attendu, ce protocole doit venir actualiser les bonnes pratiques ...

Lire la suite...

Maladie de Lyme : fin des tests et reconnaissance de la forme chronique ?

Dans quelques jours ou semaines, le diagnostic, le traitement et la prise en charge de la maladie de Lyme devraient changer grâce à un nouveau protocole. Selon nos informations, les tests, très contestés, seront encore utilisés mais ils ne seront plus indispensables pour le diagnostic qui reposera avant tout sur l'examen clinique. Une victoire pour les malades. Lire l'article sur sciencesetavenir.fr

Lire la suite...

«

»

Nov 15 2016

Projet de recherche OH! Ticks , par Muriel Vayssier-Taussat, responsable Equipe Vectotiq INRA

Share Button

Projet de recherche OH! Ticks , par Muriel Vayssier-Taussat, responsable Equipe Vectotiq INRA

Projet OH!Ticks

Muriel Vayssier-Taussat

Responsable Equipe Vectotiq

PhD Responsable de l’équipe DR2, INRA. Membre du Conseil Scientifique F.F.M.V.T

Les recherches de M. Vayssier – Taussat portent sur les agents pathogènes transmis par les tiques.Elle développe des approches basées sur les nouvelles méthodes de séquençage à haut débit pour la découverte de nouveaux agents pathogènes transmis par les tiques.

Ses projets prennent en compte les agents pathogènes dans leur environnement microbien (concept du « pathobiome »).

« En Europe, les tiques sont les premiers arthropodes vecteurs d’agents pathogènes pour l’Homme et les animaux domestiques et l’incidence des maladies transmises par les tiques est en augmentation. En Europe, la maladie à tiques la plus fréquente chez l’Homme est la borréliose de Lyme, avec 90 000 nouveaux cas estimés chaque année (300 000 nouveaux cas chaque année aux Etats-Unis).

Cette maladie est diagnostiquée dans un premier temps cliniquement par la présence d’un érythème migrant consécutif à une piqûre de tique et dans ses phases tardives par des tests sérologiques. Parallèlement aux cas classiques de borréliose de Lyme, des patients piqués par des tiques se plaignent de symptômes cliniques polymorphes et non spécifiques (asthénie, fièvre, myalgie…) pour lesquels le diagnostic ne peut être établi.

La proportion de patients mordus par des tiques atteints de ces syndromes par rapport aux patients qui ont contracté la maladie de Lyme est difficile à connaître précisément toutefois il est estimé que 50 % de fièvre après morsures de tiques sont d’origine infectieuse inconnu.

Chez les animaux domestiques, en particulier les bovins et les chiens qui sont infectés par les mêmes espèces de tiques que les humains, la situation est similaire. Chez ces animaux, une seule maladie, la babésiose, est bien connue des vétérinaires toutefois d’autres maladies non diagnostiquées à l’heure actuelle touchent les troupeaux français et les animaux de compagnie et les problèmes liés aux tiques nous sont constamment remontées par les vétérinaires et les éleveurs.

Les habitats communs des tiques sont les bois, les prairies, les pâtures et les jardins. Les tiques sont très sensibles aux changements environnementaux et socio-économiques, et de ce fait les maladies à tique sont de bons candidats à l’émergence.

Dans ce contexte, il ne fait aucun doute que les maladies transmises par les tiques posent de nouveaux défis à nos sociétés.

Outre la nécessité de mieux les diagnostiquer, l’un de ces défis concerne une meilleure connaissance par le public et les professionnels de santé des risques liés aux tiques puisque la lutte contre les maladies à tiques reposent sur des moyens de préventions relativement simple,  à condition d’être à la fois bien informé et impliqué.

Dans ce contexte, nous proposons un projet pluridisciplinaire, alliant des vétérinaires, médecins, scientifiques et sociologues (consultant du projet), afin de mieux caractériser dans une approche « One Health » les maladies transmises par les tiques.

Les objectifs scientifiques spécifiques de notre projet sont (1) de détecter, identifier et isoler les micro-organismes nouveaux, peu connus ou inattendus à partir de prélèvement de patients et d’animaux souffrant de syndromes inexpliqués après piqûres de tique; (2) de démontrer la compétence des tiques à transmettre ces agents (3) et de fournir des éléments concrets pour une meilleure gestion des maladies à tiques.

L’ambition de notre projet réside dans le potentiel de notre consortium multidisciplinaire pour générer des informations inédites issues de la recherche sur les maladies à tiques (quels sont les agents pathogènes encore inconnus ou insoupçonnés transmis par les tiques ?).

Ces résultats seront utilisés pour développer de nouveaux tests de diagnostic, pour promouvoir une meilleure information du public (y compris par une approche originale de science participative et par une meilleure formation des étudiants vétérinaires et médecins) et pour identifier des recommandations adressées aux autorités de santé publique pour in fine une meilleure gestion des maladies à tiques.

Ce projet est financé par l’ANR (Agence Nationale de La Recherche).

Les collaborateurs du projet:

– L’institut Pasteur (3 unités)

– L’unité des rickettsies

– CHU (Garches, Besançon, Bichat, Strasbourg, rennes, Clermont-Ferrand,

Saint-Etienne)

– 2 industriels (santé animale): Mérial et biosellal »

projet-oh_htm_m37146fe8

L’équipe Vectotiq

Jean-François Cosson PhD, DMV, DR2, INRA. Sara Moutailler PhD, Chercheur ANSES.

Matthieu Chaumien Technicien INRA. Féménia Françoise PhD, Ingénieur INRA.

Liza Al-Shikhley Ingénieur d’Etudes INRA. Dominique Huet Technicien INRA.

Elodie Devillers Personnel technique ANSES. Mathilde Gondard PhD student (2015- 2018).

 

PUBLICATIONS RECENTES

Michelet L, Joncour G, Devillers E, Torina A, Vayssier-Taussat M, et al. (2016) Tick species, tick-borne pathogens and symbionts in an insular environment off the coast of Western France. Ticks Tick Borne Dis 7: 1109-1115.

Ereqat S, Nasereddin A, Vayssier-Taussat M, Abdelkader A, Al-Jawabreh A, et al. (2016) Molecular Evidence of Bartonella Species in Ixodid Ticks and Domestic Animals in Palestine. Front Microbiol 7: 1217.

Moutailler S, Popovici I, Devillers E, Vayssier-Taussat M, Eloit M (2016) Diversity of viruses in Ixodes ricinus, and characterization of a neurotropic strain of Eyach virus. New Microbes New Infect 11: 71-81.

Moutailler S, Valiente Moro C, Vaumourin E, Michelet L, Tran FH, et al. (2016) Co-infection of Ticks: The Rule Rather Than the Exception. PLoS Negl Trop Dis 10: e0004539.

Vayssier-Taussat M, Moutailler S, Femenia F, Raymond P, Croce O, et al. (2016) Identification of Novel Zoonotic Activity of Bartonella spp., France. Emerg Infect Dis 22: 457-462.

Vayssier-Taussat M. and J Salomon. (2016). le plan Lyme: les tiques s’en réjouissent. Ahttps://theconversation.com/plan-maladie-de-lyme-les-tiques-sen-rejouissent-66351

Vayssier-Taussat M. (2016). Lyme: des moyens de prévention existent. https://theconversation.com/lyme-des-moyens-existent-pour-se-proteger-des-tiques-65677

https://theconversation.com/lyme-des-moyens-existent-pour-se-proteger-des-tiques-65677

Pour plus d’informations : https://www6.inra.fr/bipar/VECTOTIQ/Thematiques

Share Button

Lien Permanent pour cet article : http://ffmvt.org/projet-de-recherche-oh-ticks-par-muriel-vayssier-taussat-responsable-equipe-vectotiq-inra/