Alain Trautmann : La maladie de Lyme pourrait être un nouveau scandale sanitaire en France

      Alain Trautmann, Directeur de recherche CNRS émérite, successivement neurobiologiste (Ecole Normale Supérieure, University College London) puis immunologiste. Médaille d'argent 2010 du CNRS. Travaille sur l'immunothérapie des cancers à l'Institut Cochin (Paris). ©Cyril Frésillon / CNRS Photothèque       A lire sur https://www.sciencesetavenir.fr/sante/alain-trautmann-la-maladie-de-lyme-pourrait-etre-un-nouveau-scandale-sanitaire-en-france_118731            

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manifestation organisée par le Droit de Guérir

Une manifestation est organisée par le Droit de Guérir le 24 novembre prochain à Strasbourg.   Ni la FFMVT (Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques), ni les associations adhérentes, France Lyme, Lympact et le Relais de Lyme n’appellent à rejoindre ce mouvement.   Des débats scientifiques se poursuivent en effet dans le cadre du Plan Lyme, notamment à la Haute Autorité de Santé (HAS) pour l’élaboration du Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS). Dans ce contexte, les médecins de la Fédération apportent leur expertise et les représentants des associations font ...

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Suite du PNDS

La 6eme réunion du groupe de travail pour l’élaboration du PNDS a eu lieu le 19 octobre 2017, confirmant une bonne avancée des travaux. Deux réunions sont encore prévues, en novembre et décembre pour finaliser le PNDS, qui passera ensuite en phase de validation avant sa mise en application, probablement au printemps 2018. Le PNDS remplacera alors les recommandations du consensus de 2006. Un délai supplémentaire par rapport au calendrier initial s'est avéré nécessaire pour appréhender toute la complexité de la problématique des MVT et établir un dialogue plus constructif entre les ...

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Le livre du Pr. Perronne vient de paraitre

Perronne Christian   La Vérité sur la maladie de Lyme   Le professeur Perronne, médecin et chercheur de renom, le premier à avoir sensibilisé les pouvoirs publics, raconte dans ce livre de manière claire et précise tout ce qu’on sait aujourd’hui de cette maladie et comment la guérir. Il répond également aux multiples interrogations de ceux, de plus en plus nombreux, qui sont concernés par cette affection. Ce livre nous aide aussi à mieux comprendre et à savoir soigner cet ensemble de maladies mal connues dues à des infections cachées, comme la maladie de Lyme. La ...

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Le SPPT

LE SPPT

Voici la description du SPPT (sémiologie persistante polymorphe après morsure de tique) que l’on peut retrouver dans le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique :

« Il s’avère qu’un certain nombre de patients se plaignent de symptômes cliniques très polymorphes, dans les mois ou les années qui suivent une morsure de tique, et qu’ils ressentent comme invalidants et pour lesquels le diagnostic peut s’avérer difficile. Du fait d’antécédents de morsures de tiques, il est fréquent d’évoquer une maladie de Lyme, mais dans un grand nombre de cas, il n’est pas possible de faire la preuve de cette borréliose, ni par PCR ni par sérologie bactérienne. Les symptômes étant pour la plupart subjectifs, l’interrogatoire détaillé d’un médecin averti est primordial. On dénombre environ soixante-dix symptômes possibles.

Le médecin doit faire la part, entre les symptômes peu spécifiques (céphalées, lombalgies, sensation de palpitations, oppression thoracique, dysesthésies…) et les symptômes plus évocateurs (troubles neurologiques atypiques, hallucinoses, troubles cognitifs, sueurs nocturnes, arthralgies migratrices, myoclonies, fasciculations, crampes nocturnes, otalgies fugaces unilatérales, prurit sine materia…). Il s’efforcera de faire apparaître des facteurs de risque d’exposition à une morsure de tiques, en associant par exemple la profession, le lieu de vie, l’épidémiologie locale ou régionale, ainsi que la notion de présence ou non de tiques infectées par un ou plusieurs agents pathogènes.

Les symptômes sont présents depuis plus de six mois, suggérant la chronicité, et ils sont pluri-hebdomadaires. Ils peuvent apparaître dans les semaines ou les mois suivant la morsure de tique, se révélant à l’occasion d’un épisode infectieux intercurrent ou un stress prolongé voire d’un choc psychologique. Certains de ces symptômes peuvent être intermittents, mais toujours avec une récurrence pluri-hebdomadaire. L’asthénie est constante, globale, souvent profonde, avec un sommeil non réparateur associée à une irritabilité, une anxiété exacerbée, une labilité émotionnelle avec risque de dépression secondaire. On retrouve des troubles de la concentration, de l’attention, une sensation de brouillard cérébral, une lenteur d’idéation, des troubles mnésiques notamment antérogrades avec un manque du mot. Une composante algique est présente avec des arthralgies diffuses, typiquement migratrices d’une articulation périphérique à une autre, des cervicalgies, dorsalgies ou lombalgies quotidiennes, des myalgies (données non publiées du groupe de travail). Un tableau neurologique est souvent observé avec des douleurs neuropathiques (brûlures, décharges électriques, pesanteur), des dysesthésies non systématisées, des céphalées, souvent en étau, des troubles de l’équilibre avec sensation vertigineuse, une fatigabilité musculaire, des fasciculations, des crampes surtout nocturnes mais aussi des troubles neuro-sensoriels avec lâchage d’objet, maladresse, une hyperpathie, une photophobie, une hallucinose, ou des troubles olfactifs. Une atteinte ORL avec une gêne pharyngée chronique, des otalgies intenses et fugaces, unilatérales, des acouphènes intermittents, une toux sèche quotidienne et ophtalmologique (flou visuel, diplopie, phosphènes, conjonctivites) sont aussi fréquemment constatées (données non publiées du groupe de travail). Enfin, on note une participation digestive (douleurs abdominales, troubles du transit, dyspepsie), cardio-vasculaire (lipothymies positionnelles, acrosyndrome, précordialgies fugaces), cutanée (prurit, rash, ecchymoses spontanées), urinaire (pollakiurie, nycturie, dysurie), la présence d’adénopathies cervicales, axillaires voire mésentériques (données non publiées du groupe de travail)».

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