La Lettre de la FFMVT N°1 16.08.19

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Communiqué de presse de la FFMVT

Non informée, la FFMVT a pris connaissance a postériori du contenu de la plainte déposée par France Lyme jeudi 1er aout 2019 contre la SPILF et son président, et précise qu'elle ne s'associe pas à la démarche.   Le C.A. de la FFMVT, le 4 août 2019.

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Colère des malades jusqu’au cœur du Plan Lyme

Colère des malades jusqu’au cœur du Plan Lyme 4 juillet 2019 Tandis que la situation s’aggrave sur le terrain, avec une augmentation significative du nombre de cas de maladie de Lyme diagnostiqués en France (68 530 nouveaux cas en 2018 selon les données officielles du Réseau Sentinelles), la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) et les associations membres constatent une stagnation du Plan Lyme et expriment leur vive déception. Lors de la réunion du Comité de pilotage du Plan Lyme du 3 juillet, elles ont pris connaissance du choix des 5 ...

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Plan Lyme communiqué FFMVT du 22 juin 2019

En dépit du rapport du HCSP de 2014, des recommandations de la HAS de 2018, et de l'urgence de la situation, on ne peut que constater la quasi-inexistence des budgets alloués à la recherche en 2019. La recherche apparaît comme l’unique moyen de mettre fin à cette controverse dont les malades sont les premières victimes. Nous demandons aux députés et sénateurs de prendre toute la mesure de cette problématique de santé publique et de permettre, par leur action, que des budgets suffisants soient alloués dans les meilleurs délais à la recherche ...

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Le rapport sénatorial sur la maladie de Lyme

Le rapport sénatorial sur la maladie de Lyme a été rendu public le 27 mai 2019. Il fait suite à la dizaine d'heures d'auditions de nombreux experts par une commission sénatoriale, en mars-avril 2019. La version intégrale, avec le contenu des interventions se trouve ici. La synthèse préalable, rédigée par Elisabeth Loiseau, sénatrice de la Mayenne, est remarquable. Elle rejoint largement les conclusions tirées de ces auditions par la FFMVT le 12 avril 2019. Les principales conclusions de cette synthèse (ci-jointe), sont les suivantes. Elles s'adressent aux pouvoirs publics, en particulier ...

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La sérologie

LA SÉROLOGIE

En France, les recommandations sont basées sur les avis de l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) et l’European Concerted Action on Lyme Borreliosis (EUCALB).

1/ En cas de suspicion de maladie de Lyme, on réalise un test Elisa. Si le test Elisa est négatif, ces recommandations affirment que l’on peut éliminer le diagnostic de maladie de Lyme et il n’y a pas lieu de réaliser un Western Blot qui est le test de confirmation.

Il y a une grande variabilité des tests, et sur la trentaine de test Elisa disponibles sur le marché, une grande partie ne serait pas fiable (voir en bibliographie les publications du Dr Assous et du Pr Perronne). Il existe en effet sur le marché différents types de test Elisa avec trois générations de test qui utilisent, soit des Antigènes totaux de lysat bactériens de la souche B31, soit des Antigènes extraits de lysats bactériens mais purifiés, soit des Antigènes recombinants. Les réactifs les plus performants seraient ceux qui détectent séparément les IgG et les IgM au moyen d’Ag recombinants. Selon le test utilisé, la sensibilité est donc très différente. Et comme ces différentes générations de réactifs sont encore toutes sur le marché, ceci conduit à une grande hétérogénéité des tests et donc des résultats rendus par les différents laboratoires.

2/ Si le test Elisa est positif, on complète l’analyse par un Western Blot IgM et IgG. Un Western Blot détecte théoriquement des anticorps précoces de type IgM et des anticorps plus tardifs de type IgG, avec des protéines de différents poids moléculaires.

On peut avoir une maladie de Lyme avec Western Blot négatif du fait de son manque de sensibilité vis-à-vis de certaines souches de Borrelia (voir l’article du Pr Perronne en bibliographie). Et inversement, on peut présenter un Western Blot positif tout en étant asymptomatique.

Un Western Blot peut être positif alors que l’Elisa est négatif.

Dans le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique, on peut lire que « la valeur souhaitée de la spécificité des tests est de 90 % pour les tests de première intention (ELISA) et de 95 % pour les tests de confirmation (WB), assortie à chaque fois de la marge d’erreur prédéfinie de façon à tendre à une valeur prédictive négative (VPN) de 100 % (recommandations CNR-EUCALB). Un état des lieux effectué à partir des notices des réactifs borréliose de Lyme mis sur le marché en France fait apparaître que le nombre de réactifs satisfaisant aux recommandations mentionnées en termes de sensibilité et de spécificité est de 13/33 pour les réactifs de dépistage et de 9/13 pour les réactifs de confirmation». Toujours selon ce rapport, il est donc important que des avancées soient réalisées en matière de diagnostic biologique (analyse de la diversité génétique des souches de Borrelia), avec le développement de nouveaux tests plus sensibles et plus fiables, et surtout de la PCR.

La fiabilité des tests est un enjeu primordial afin d’éviter de tomber dans deux écueils opposés, d’un côté passer à côté d’une authentique maladie de Lyme à sérologie faussement négative, et de l’autre, prescrire à tort de longues antibiothérapies. Il est indispensable que la recherche évolue, mette à disposition des médecins des tests biologiques fiables, tant pour la maladie de Lyme que pour les co-infections (sérologies Babésia, Coxiella, Bartonella…), et améliore la sensibilité des PCR.

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