La Dépêche Lannemezan

Le docteur Raouf Ghozzi, président de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), dont la maladie de Lyme, a reçu dernièrement un chèque de 4.850 € de Didier Cubertafont, un professionnel de la forêt. Le docteur Ghozzi est chef de service de médecine interne au centre médico-chirurgical des Hôpitaux de Lannemezan. C'est à ce titre qu'il a reçu le don des travailleurs forestiers en présence de M. Van Meer, atteint de la maladie de Lyme, dans le cadre de son travail, et actuellement soigné dans le service lannemezanais. Ce ...

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Mai 2017- le magazine Sciences et Avenir -

Dans son numéro de Mai 2017, le magazine Sciences et Avenir a publié deux articles, l’un sur papier, le second sur internet, mettant en avant les dérives thérapeutiques possibles et réelles que peuvent rencontrer face à leurs souffrances, les malades en errance diagnostique, dans le cadre de la maladie de Lyme et des maladies vectorielles à tiques. Après la consultation d'experts scientifiques reconnus dans le domaine, l'enquête journalistique conclut à une insuffisance scientifique démontrée de l’appareil à micro-courants Vital Harmony de la société Electrophotonique Ingénierie. Le docteur Ghozzi et le professeur ...

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Le livre du Pr. Perronne vient de paraitre

Perronne Christian   La Vérité sur la maladie de Lyme   Le professeur Perronne, médecin et chercheur de renom, le premier à avoir sensibilisé les pouvoirs publics, raconte dans ce livre de manière claire et précise tout ce qu’on sait aujourd’hui de cette maladie et comment la guérir. Il répond également aux multiples interrogations de ceux, de plus en plus nombreux, qui sont concernés par cette affection. Ce livre nous aide aussi à mieux comprendre et à savoir soigner cet ensemble de maladies mal connues dues à des infections cachées, comme la maladie de Lyme. La ...

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1er comité de pilotage du PNDS Lyme du 19 janvier 2017

Le premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques s’est tenu le 19 janvier 2017 au ministère des Affaires sociales et de la Santé, présidé par le Directeur général de la Santé et en présence des agences sanitaires concernées, de la Haute autorité de santé (HAS), de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), de la FFMVT et des associations. La FFMVT était représentée par : * son Président le Dr Raouf Ghozzi, Chef de service médecine interne, hôpital de ...

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Maladie de Lyme | Le cri d'alarme de 100 médecins: Il y a urgence

l'OBS - 12 juillet 2016 Transmise par les tiques, la maladie de Lyme provoque d'intenses douleurs pouvant aller jusqu'à la paralysie et la démence. En pleine expansion, elle n'est pourtant pas reconnue en France. Dans "l'Obs", plus de 100 médecins lancent un appel d'urgence au gouvernement. Ils lancent l’alerte. De plus en plus souvent, ces médecins sont confrontés à des malades qui errent des années d’hôpital en hôpital. Paralysés, souffrant de douleurs musculaires et articulaires, on leur a diagnostiqué à tort un Alzheimer, une sclérose en plaques ou une spondylartrite. Ils sont ...

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La maladie de Lyme

LA MALADIE DE LYME

Tout comme la syphilis, la maladie de Lyme n’est pas une maladie immunisante. La borrelia (agent de la maladie de Lyme) et le tréponème (agent de la syphilis) appartiennent d’ailleurs à la même famille de bactéries, les spirochètes. Outre la maladie de Lyme, les tiques sont susceptibles de transmettre de nombreux agents pathogènes, qu’on appelle des co-infections, et qui peuvent entrainer de multiples symptômes (voir plus loin le SPPT).

La maladie de Lyme est classiquement décrite en trois stades :

Stade primaire

Dans un certain nombre de cas, la maladie se manifeste dans les suites d’une morsure de tique par une tache rougeâtre qui grandit lentement autour du point de morsure de la tique (un érythème migrant). Dans 40 à 50% des cas, les malades n’ont pas le souvenir d’une morsure de tique. Cette lésion peut apparaître quelques jours à quelques semaines après la morsure de tique et évolue en grossissant. A ce stade, le médecin ne demandera pas de sérologie car réalisée trop tôt, elle peut être faussement négative. Il décidera du traitement antibiotique approprié. Dans ces conditions, la guérison est habituellement obtenue.

En l’absence de traitement, l’érythème migrant dure environ trois semaines à un mois avant de disparaître. D’un stade primaire non reconnu ou non traité, la maladie pourra alors évoluer vers un stade secondaire voire tertiaire. L’érythème migrant peut aussi ne pas apparaître.

Stade secondaire

La phase secondaire peut révéler la maladie si l’érythème migrant est passé inaperçu, a été négligé, ou si le traitement de l’érythème a été insuffisant. La phase secondaire apparaît quelques semaines à quelques mois après la phase primaire. Différents organes peuvent être concernés (selon la description du rapport du HCSP) :

  • des lésions cutanées identiques ou proches de l’EM ;
  • des signes articulaires : arthralgies fréquentes, arthrite moins volontiers, plus tardive ; les grosses articulations sont les plus touchées, le genou surtout. L’arthrite évolue par poussée avec des phases de rémission plus ou moins complètes ;
  • des manifestations cardiaques, volontiers des troubles de conduction, expression d’une myocardite (bloc auriculo-ventriculaire complet ou incomplet), insuffisance cardiaque ou péricardite souvent d’évolution prolongée ;
  • des manifestations neuro-méningées, volontiers révélatrices : méningo-radiculite sensitive, très douloureuse à recrudescence nocturne, atteinte motrice périphérique plus rarement, atteinte des paires crâniennes fréquentes, notamment celle du nerf facial. Atteinte méningée fréquemment associée, souvent cliniquement muette, avec un liquide lymphocytaire, sans hypoglycorachie et une augmentation oligoclonale des immunoglobulines intrathécales.
  • des atteintes hépatiques, oculaires, ORL ou musculaires sont beaucoup plus rares.
  • le lymphocytome cutané bénin, non spécifique, mais symptôme important de la phase secondaire, se présente sous forme de nodules de 1 à 2 cm de diamètre, rouges ou violacés, plus souvent sur le lobule de l’oreille, les régions péri-aérolaires des seins ou sur le scrotum.

Stade tertiaire

Classiquement, la phase tertiaire peut se manifester sous la forme d’atteintes cutanées chroniques, l’acrodermatite chronique atrophiante (évolution vers une atrophie de l’épiderme avec un aspect flétri ou chiffonné et une coloration brun rougeâtre), d’atteintes neurologiques chroniques, d’atteintes articulaires chroniques, et d’atteintes psychiatriques. On pourrait également voir des manifestations auto-immunes.

La conférence de consensus de 2006 reconnait, dans les stades tertiaires, des atteintes cutanées chroniques, des atteintes neurologiques chroniques, et des arthrites chroniques.

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