Maladie de Lyme : réponse de la FFMVT au communiqué de l’Académie Nationale de Médecine du 2 juillet 2018 

Maladie de Lyme : réponse de la FFMVT au communiqué de l’Académie Nationale de Médecine du 2 juillet 2018 … Le communiqué de presse du 2 juillet 2018 de l’Académie contient une série d’affirmations contraires aux données de la science. Le syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique (SPPT) est une entité clinique à rapprocher de ce que les Américains appellent le PTLDS (Post-treatment Lyme disease syndrome). Ce tableau clinique a été récemment mieux précisé par Rebman et coll. (Frontiers Med, 2017). Ce syndrome  peut correspondre à une borréliose mais aussi ...

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Maladie de Lyme : pourquoi les tests ne sont pas fiables

Maladie de Lyme : pourquoi les tests ne sont pas fiables Par Olivier Hertel le 03.07.2018 à 19h30 Les tests de dépistage sont au cœur de la polémique actuelle sur la maladie de Lyme. Nous avons interrogé Hugues Gascan, immunologue, directeur de recherche au CNRS, pour comprendre pourquoi ces tests ne sont pas fiables. Selon une publication récente, ils produiraient même 500 fois plus de faux négatifs (personnes malades non détectées) que le tests de dépistage du VIH. Suite de l'article sur www.sciencesetavenir.fr

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Réponse aux défauts d'interprétations sur le PNDS

Réponse aux défauts d'interprétations sur le PNDS « Il n’y a pas de reconnaissance officielle d’une forme chronique de maladie de Lyme ». Les références démontrant la persistance des signes cliniques et la persistance des Borreliae dans les tissus des animaux et de l’homme, même après plusieurs semaines d’antibiotiques sont citées dans une annexe de l’Argumentaire rédigée par la FFMVT. Tous les syndromes persistants ne sont pas dûs à Borrelia burgdorferi sensu lato, mais peuvent aussi être impliqués d’autres bactéries et/ou parasites (Babesia). Le syndrome polymorphe persistant après une possible piqûre de tique ...

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Maladie de Lyme : tout ce qu'il faut savoir sur le Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS)

Par Olivier Hertel le 20.06.2018 à 12h50 Lors d'une conférence de presse s'étant tenue ce 20 juin à Paris, la Haute Autorité de Santé (HAS) a dévoilé le Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) de la maladie de Lyme élaboré durant près de deux ans. Il définit les nouvelles conditions de prise en charge des malades (55 000 nouveaux cas par an) et remplace la conférence de consensus de 2006. Mais il ne mettra certainement pas un terme aux controverses autour de cette affection. Lire la suite sur www.sciencesetavenir.fr

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Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme

Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme Les ELISAs utilisés pour déterminer la séropositivité dans la maladie de Lyme contrairement à la plupart des analyses sanguines ne reposent pas sur des mesures directes, et pondérales, exprimées en microgrammes/ml ou en Unités Internationales, mais sur un calcul de probabilités issu des travaux d’un mathématicien du 18ème siècle, Thomas Bayes [1]. La raison en est simple, il n’existe pas aujourd’hui de standard pondéral international permettant une mesure directe des valeurs recherchées, ni de calibrer et comparer entre eux les différents kits ...

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Une tique Ixodes ricinus femelle, sur un brin d'herbe. Elle est le vecteur de la maladie de Lyme.Bernard Ruelle/Flickr

Communiqué de presse de la FFMVT sur le PNDS Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques

  La phase d'élaboration du PNDS a duré plus longtemps que prévu, du fait des positions divergentes entre deux courants de pensée : la SPILF (Société de pathologie infectieuse de langue française) et la FFMVT (Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques) qui est constituée d'un collège de médecins et de chercheurs ainsi que d'un collège de trois associations (France Lyme, Lympact et le Relais de Lyme). Cette situation reflète la polémique internationale entre d’une part l’IDSA (Infectious Diseases Society of America), et d’autre part l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases ...

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PNDS et conflit d'intérêts

PNDS et conflit d'intérêts Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur ...

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A propos de la lettre de la SPILF adressée à la HAS

une analyse critique de la FFMVT  Lire la version PDF : reaction FFMVT à la lettre SPILF Dans son introduction, la lettre de la SPILF fait référence à la constitution du groupe de travail pour l’élaboration du PNDS borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques : « Nous avons également salué la participation de toutes les parties prenantes, incluant les autres sociétés savantes impliquées dans la prise en charge de ces maladies et les associations de patients ». Le préambule du Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de ...

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Maladie de Lyme : un problème de santé publique ?

Avec près de 55 000 cas diagnostiqués en 2016, la maladie de Lyme est en train de devenir une préoccupation majeure pour la santé publique. Pourtant, les médecins non spécialistes restent souvent désarmés face à cette maladie émergente. Sait-on diagnostiquer la maladie de Lyme ? Et sait-on la soigner ? Sur Mediapart, «Science Friction» a organisé le premier débat entre deux tenants de positions opposées sur ces deux questions : le médecin infectiologue François Bricaire et l'immunologiste Alain Trautmann.

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Position de la FFMVT concernant le retard de publication officielle du PNDS

  Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur les agents pathogènes ...

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EXCLUSIF. Nouvelle polémique autour de la maladie de Lyme

Alors qu'il est prêt depuis plusieurs semaines, le nouveau protocole de prise en charge de la maladie de Lyme (PNDS) n'a toujours pas été publié par la Haute Autorité de Santé (HAS). En cause, une lettre de contestation envoyée à la HAS par la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), le Centre National de Référence des Borrelia (CNR) et onze sociétés savantes. Une lettre que nous révélons en exclusivité. Décryptage. Suite de l'article sur sciencesetavenir.fr

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Juin 20 2018

Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme

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Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme

Les ELISAs utilisés pour déterminer la séropositivité dans la maladie de Lyme contrairement à la plupart des analyses sanguines ne reposent pas sur des mesures directes, et pondérales, exprimées en microgrammes/ml ou en Unités Internationales, mais sur un calcul de probabilités issu des travaux d’un mathématicien du 18ème siècle, Thomas Bayes [1].

La raison en est simple, il n’existe pas aujourd’hui de standard pondéral international permettant une mesure directe des valeurs recherchées, ni de calibrer et comparer entre eux les différents kits ELISA pour la maladie de Lyme.

De ce fait, les valeurs de densité optique mesurées vont aboutir à une valeur statistique, non quantifiable pondéralement, qui donne une probabilité « positive », ou « négative », ou « douteuse ». Les résultats statistiques pourront varier d’une ville à une autre, du fait même de leur mode d’obtention [2].

Les dernières méta-analyses des ELISAs pour détecter la maladie de Lyme ont bien évidemment balayé ce système probabiliste, avec des valeurs réelles de sensibilité pour l’ensemble des tests commerciaux analysés ne dépassant pas 54 et 62% [3].

Ces résultats ont aussi été validés récemment par l’état des lieux dressé par le Ministère de la santé américain en date de mai 2018 [4].

En d’autres termes, près d’un malade sur deux n’est pas détecté par les tests statistiques actuellement disponibles.

Dans le PDNS, Annexe 3, le tableau intitulé « Performances des tests diagnostiques actuellement recommandés » est donc largement erroné, et inadapté au vu des connaissances actuelles.

Pourquoi les valeurs du tableau produites par le CNR Borrelioses sont-elles autant divergentes de la réalité ?

1- ce sont des valeurs statistiques, et non des mesures directes pondérales

2- les seuils de positivité et négativité sont donc de facto arbitraires

3- régulièrement, une nouvelle espèce de Borrelia est découverte comme agent causal de la maladie (exemple de B. Mayonii en 2016), et l’ELISA tout comme le W.B. peut être pris en défaut dans ces circonstances

4- les fenêtres de positivité dans le temps peuvent s’avérer variables: disparition rapide possible des anticorps, absence de protection au cours du temps

5- le pathogène lui-même influe sur l’événement mesuré en induisant une baisse de la synthèse d’immunoglobulines en ciblant les plasmocytes (cellules productrices d’anticorps) d’où un impact sur la réponse humorale, comme cela a été très clairement établi chez le rongeur [5]. Des travaux récents, et en cours, aboutissent au même résultat chez l’homme [6]. Dès lors, le modèle Bayésien doit-être écarté, car étant intrinsèquement non adapté à la question posée.

En premier lieu, il y a une nécessité urgente de développer un standard pondéral purifié, reconnu internationalement, et permettant une calibration comparative des Elisa et Western utilisés.

En conclusion, le tableau intitulé « Performances des tests diagnostiques actuellement recommandés » ne correspond donc pas à l’état actuel des connaissances scientifiques et des analyses du sujet.

Hugues Gascan, directeur de recherche CNRS, ancien directeur d’Unité Inserm et d’une plate-forme nationale de production d’anticorps monoclonaux – Rennes, Angers

Références:

[1]. Application of Bayesian decision-making to laboratory testing for Lyme disease and comparison with testing for HIV. MJ Cook, BK Puri,

Intern. J. of Gen. Med., 2017:10 113–123 [2].https://web.archive.org/web/20051228100049/http://www.oeghmp.at: 80/eucalb/diagnosis_serology-minstandards.html [3]. Commercial test kits for detection of Lyme borreliosis: a meta- analysis of test accuracy. MJ Cook, BK Puri, Intern. J. of Gen. Med., 2016:9 427–440 [4]. https://www.hhs.gov/ash/advisory- committees/tickbornedisease/reports/testing-and-diagnostics-2018-5- 9/index.html [5]. Suppression of Long-Lived Humoral Immunity Following Borrelia burgdorferi Infection, R.A. Elsner, C.J. Hastey, K.J. Olsen, N. Baumgarth, PLOS Pathogens,| 2015, DOI:10.1371/journal.ppat.1004976 [6]. Longitudinal Transcriptome Analysis Reveals a Sustained Differential Gene Expression Signature in Patients Treated for Acute Lyme Disease, J. Bouquet, M. J. Soloski, A. Swei, C. Cheadle, S. Federman, J.N. Billaud, A. W. Rebman, B. Kabre, R. Halpert, M. Boorgula, J. N. Aucott, C. Y. Chiua, Am. Soc. Microbiology, January/February 2016 Volume 7 Issue 1, p.100-116

 

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