Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme

Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme Les ELISAs utilisés pour déterminer la séropositivité dans la maladie de Lyme contrairement à la plupart des analyses sanguines ne reposent pas sur des mesures directes, et pondérales, exprimées en microgrammes/ml ou en Unités Internationales, mais sur un calcul de probabilités issu des travaux d’un mathématicien du 18ème siècle, Thomas Bayes [1]. La raison en est simple, il n’existe pas aujourd’hui de standard pondéral international permettant une mesure directe des valeurs recherchées, ni de calibrer et comparer entre eux les différents kits ...

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Une tique Ixodes ricinus femelle, sur un brin d'herbe. Elle est le vecteur de la maladie de Lyme.Bernard Ruelle/Flickr

Communiqué de presse de la FFMVT sur le PNDS Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques

  La phase d'élaboration du PNDS a duré plus longtemps que prévu, du fait des positions divergentes entre deux courants de pensée : la SPILF (Société de pathologie infectieuse de langue française) et la FFMVT (Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques) qui est constituée d'un collège de médecins et de chercheurs ainsi que d'un collège de trois associations (France Lyme, Lympact et le Relais de Lyme). Cette situation reflète la polémique internationale entre d’une part l’IDSA (Infectious Diseases Society of America), et d’autre part l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases ...

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PNDS et conflit d'intérêts

PNDS et conflit d'intérêts Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur ...

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A propos de la lettre de la SPILF adressée à la HAS

une analyse critique de la FFMVT  Lire la version PDF : reaction FFMVT à la lettre SPILF Dans son introduction, la lettre de la SPILF fait référence à la constitution du groupe de travail pour l’élaboration du PNDS borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques : « Nous avons également salué la participation de toutes les parties prenantes, incluant les autres sociétés savantes impliquées dans la prise en charge de ces maladies et les associations de patients ». Le préambule du Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de ...

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Maladie de Lyme : un problème de santé publique ?

Avec près de 55 000 cas diagnostiqués en 2016, la maladie de Lyme est en train de devenir une préoccupation majeure pour la santé publique. Pourtant, les médecins non spécialistes restent souvent désarmés face à cette maladie émergente. Sait-on diagnostiquer la maladie de Lyme ? Et sait-on la soigner ? Sur Mediapart, «Science Friction» a organisé le premier débat entre deux tenants de positions opposées sur ces deux questions : le médecin infectiologue François Bricaire et l'immunologiste Alain Trautmann.

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Position de la FFMVT concernant le retard de publication officielle du PNDS

  Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur les agents pathogènes ...

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EXCLUSIF. Nouvelle polémique autour de la maladie de Lyme

Alors qu'il est prêt depuis plusieurs semaines, le nouveau protocole de prise en charge de la maladie de Lyme (PNDS) n'a toujours pas été publié par la Haute Autorité de Santé (HAS). En cause, une lettre de contestation envoyée à la HAS par la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), le Centre National de Référence des Borrelia (CNR) et onze sociétés savantes. Une lettre que nous révélons en exclusivité. Décryptage. Suite de l'article sur sciencesetavenir.fr

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Une tique Ixodes ricinus femelle, sur un brin d'herbe. Elle est le vecteur de la maladie de Lyme.Bernard Ruelle/Flickr

Maladie de Lyme : bientôt un protocole national pour le diagnostic et les soins

Un nouveau protocole national est attendu pour le traitement de cette maladie transmise par les tiques. En dépit des incertitudes scientifiques, des améliorations sont possibles. Le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) pour la maladie de Lyme devrait être validé ces jours-ci par la Haute Autorité de santé (HAS) et aussitôt rendu public. Voilà plus d’un an que des médecins et des associations de patients y travaillent, afin de fixer les modalités de prise en charge des patients en France. Très attendu, ce protocole doit venir actualiser les bonnes pratiques ...

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Maladie de Lyme : fin des tests et reconnaissance de la forme chronique ?

Dans quelques jours ou semaines, le diagnostic, le traitement et la prise en charge de la maladie de Lyme devraient changer grâce à un nouveau protocole. Selon nos informations, les tests, très contestés, seront encore utilisés mais ils ne seront plus indispensables pour le diagnostic qui reposera avant tout sur l'examen clinique. Une victoire pour les malades. Lire l'article sur sciencesetavenir.fr

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Juin 07 2018

Position de la FFMVT concernant le retard de publication officielle du PNDS

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Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur les agents pathogènes qu’elles transportent et qu’elles peuvent transmettre à l’homme ».

En 2016, les sources InVS ont recensé 54 677 nouveaux cas en France de Lyme, soit une incidence annuelle estimée à 84 / 100 000 habitants pour 2016 alors qu’en 2003, l’incidence nationale était de 9,4 cas / 100 000 habitants. En septembre 2017, le Pr. Jérome Salomon, depuis devenu Directeur Général de la Santé, avançait une fourchette haute qui pourrait atteindre 240 000 nouveaux cas par an en France, tout en précisant que « la réalité se situe certainement entre les deux1 »

Par ailleurs, dès 1987, les entretiens de Bichat cernaient la forme chronique de la maladie2, en précisant clairement ses signes cliniques : arthralgie, fatigue majeure entraînant une réduction des capacités physiques,  et troubles cognitifs touchant la concentration, la mémoire, l’idéation. C’était il y a 30 ans. Aujourd’hui, nous mesurons l’ampleur prise par l’épidémie devenue la première zoonose de l’hémisphère nord.

Pour tenir compte de la controverse en particulier sur les formes chroniques et les tests diagnostics, le groupe de travail PNDS à la HAS était constitué, outre un large panel de différentes spécialités, de représentants des deux écoles de pensée, à savoir la SPILF d’une part, et la FFMVT d’autre part, et aussi de patients représentants d’associations de malades. De façon étonnante, la SPILF a été désignée comme co-pilote avec la HAS alors que peu de temps auparavant, le 30 juillet 2016, la SPILF s’était officiellement prononcée3 contre la révision de la conférence de consensus de 2006 .

Le PNDS a été validé par toutes les parties, dont les représentants de la SPILF, puis par le Collège de la HAS le 11 avril 2018. Cependant, début mai, un courrier a été envoyé à la HAS par la SPILF, co-signé par onze autres sociétés savantes et le Centre National de Référence des Borrelia4, aboutissant à un retard de publication du PNDS. Ce courrier remet en cause en particulier la partie du PNDS concernant les sérologies et le SPPT (un terme repris du rapport du Haut Conseil de la Santé Publique5 de mars 2014).

A l’opposé de l’argumentaire de la SPILF, le nouveau  rapport  2018 du Ministère de la Santé américain (US Department of HHS) sur les maladies vectorielles à tiques6 fait un état des lieux très exhaustif sur la question en vue de la définition de recommandations américaines sur la maladie de Lyme et les autres maladies transmissibles par les tiques qui seront rédigées fin 2018. Ce document fait notamment apparaître l’augmentation du nombre de cas avec un vrai problème de Santé Publique, la fréquence des co-infections, l’existence des formes persistantes de Borrelia responsables des formes chroniques et récurrentes, le manque de fiabilité des tests actuels et la nécessité d’en développer de nouveaux, l’absence d’évaluation correcte des options thérapeutiques, ainsi que l’urgence d’investir dans la recherche fondamentale pour mieux préciser la pathogénèse de la borréliose de Lyme.

En conclusion, la FFMVT se demande comment la SPILF, censée animer un débat en toute neutralité, peut mener secrètement une telle démarche pour tenter de modifier un texte de façon unilatérale. Sur ce point, la FFMVT a adressé un courrier à la Ministre de la Santé ainsi qu’à la présidente de la HAS. La FFMVT demande par ailleurs une publication rapide du PNDS dans sa version validée du 11 avril 2018.

Dr Raouf Ghozzi,

Président de la FFMVT

1 Science & Santé – Magazine de l’Inserm – dossier Maladie de Lyme – n°37, p. 4. https://www.inserm.fr/information-en-sante/magazine-scienceetsante/science%26sante-ndeg37

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