Communiqué FFMVT sur le site pour Bransten

Quelques malades interpellent la FFMVT pour demander son positionnement sur les menaces de radiation qui pèsent sur le Dr Marc Bransten. La FFMVT tient à rappeler que son combat pour la reconnaissance de la maladie de Lyme chronique et de ses co-infections et pour le soutien aux malades en grande souffrance partout en France est indéfectible. Les médecins de la FFMVT se sont engagés encore récemment pour soutenir avec force leurs confrères attaqués dans leur exercice professionnel. Alertée par des voies indirectes et non par l'intéressé, la FFMVT a appris les menaces de ...

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Conférence sur la maladie de Lyme- Le Brethon-14 janvier 2018

Conférence sur la maladie de Lyme- Le Brethon-14 janvier 2018 Plus d'info ... Le président de la FFMVT viendra faire part de ses recherches et analyses sur la maladie de Lyme L' AGORA remercie le président de la FFMVT d'avoir pu se libérer pour animer les deux réunions débats qui auront lieu le 14 janvier prochain. La maladie de lyme est à l'origine de beaucoup de pathologies et n'est pas toujours détectée rapidement. Il a paru important pour l'association d'organiser cette journée d'information. Le docteur Ghozzi travaille avec le docteur Peronne qui est ...

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Alain Trautmann : La maladie de Lyme pourrait être un nouveau scandale sanitaire en France

      Alain Trautmann, Directeur de recherche CNRS émérite, successivement neurobiologiste (Ecole Normale Supérieure, University College London) puis immunologiste. Médaille d'argent 2010 du CNRS. Travaille sur l'immunothérapie des cancers à l'Institut Cochin (Paris). ©Cyril Frésillon / CNRS Photothèque       A lire sur https://www.sciencesetavenir.fr/sante/alain-trautmann-la-maladie-de-lyme-pourrait-etre-un-nouveau-scandale-sanitaire-en-france_118731            

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Suite du PNDS

La 6eme réunion du groupe de travail pour l’élaboration du PNDS a eu lieu le 19 octobre 2017, confirmant une bonne avancée des travaux. Deux réunions sont encore prévues, en novembre et décembre pour finaliser le PNDS, qui passera ensuite en phase de validation avant sa mise en application, probablement au printemps 2018. Le PNDS remplacera alors les recommandations du consensus de 2006. Un délai supplémentaire par rapport au calendrier initial s'est avéré nécessaire pour appréhender toute la complexité de la problématique des MVT et établir un dialogue plus constructif entre les ...

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Jan 23 2017

Efficacité des antibiotiques dans les formes neurologiques : où en sommes-nous aujourd’hui sur le plan scientifique ?


Daniel Cameron, médecin spécialiste américain de la maladie de Lyme et affilié à l’ILADS a écrit un post sur son site personnel concernant l’efficacité des antibiotiques sur des patients présentant des manifestations neurologiques. Post en réaction à la récente revue systématique publiée (janvier 2017) par la Collaboration Cochrane.

Les chercheurs ont retenu 7 essais cliniques dans leur analyse en rapport avec l’objet de la recherche. 6 essais comparaient l’efficacité entre différents antibiotiques tandis qu’1 seul comparait les résultats du traitement à ceux obtenus avec un placebo. Au total, les essais cliniques intégraient 450 patients européens. Les antibiotiques suivants ont été testés : pénicilline G, doxycycline, ceftriaxone et céfotaxime.

Pour ce qui est des aspects méthodologiques, seules les études randomisées ont été retenues par les chercheurs. Malheureusement, la plupart des études publiées ne le sont pas (les chercheurs et/ou les patients ont connaissance du traitement donné). Toutes les études américaines similaires ont dû être exclues en raison de leurs faiblesses méthodologiques. Enfin, aucune étude n’a étudié les effets d’un traitement tardif.

La méthodologie des études analysées est trop hétérogène que pour pouvoir tirer de conclusions globales. Aucune d’entre elles n’indiquait qu’un antibiotique était meilleur qu’un autre. Une étude n’a pas pu démontrer l’efficacité d’un second traitement (plus long) par un antibiotique oral (amoxicilline) après un traitement intraveineux initial avec ceftriaxone.

Au vu de l’absence de comparaison traitement vs placebo , il est difficile de comparer l’efficacité des traitements antibiotiques avec l’évolution qui aurait été observée parmi les patients.  En général, le traitement a été bien toléré, bien que la qualité des rapports sur les effets indésirables dans la plupart des études soit apparu comme faible.

Selon les conclusions des chercheurs, le niveau de preuve scientifique est faible à très faible et ne repose que sur quelques essais cliniques très limités, hétérogènes et montrant des résultats divergents. Les rares études randomisées ont une portée limitée, présentent des faiblesses méthodologiques  (critères d’inclusion des patients et critères d’efficacité). Même si une majorité de patients ont rapporté une amélioration, il n’est pas possible de tirer de conclusions fermes. Des échecs thérapeutiques et des résultats décevants ont également été rapportés pour une minorité de patients. Ces études n’apportent pas non plus de preuves d’efficacité supplémentaires en cas de retraitement par l’amoxicilline (voie orale) après un premier traitement par ceftriaxone en intraveineuse. Enfin, les chercheurs pointent également un déficit flagrant dans la qualité de la recherche américaine concernant l’évaluation de l’efficacité des antibiotiques dans les formes neurologiques de la maladie de Lyme.

Commentaires d’Alain Loriaux , membre de la FFMVT :

Il est tout d’abord étonnant de retrouver le Dr Paul Auwaerter parmi les auteurs de cette recherche, pour avoir contribué au développement des guidelines IDSA (2006) et avoir participé au groupe « Ad Hoc » dont l’unique but était de contrer les opposants à la thèse dominante. Il n’y pas encore si longtemps, Auwaerter considérait ses opposants à des adeptes de thèses conspirationnistes. Aujourd’hui, ironie du sort, il constate une situation qu’il a lui-même en créée.

Ensuite, il me paraît intéressant de comparer les conclusions de cette recherche avec le contenu des guidelines ILADS (2014) et IDSA (2006). En ce qui concerne l’ILADS, la revue systématique menée par le panel indique que le niveau de preuve est globalement très faible, y compris concernant l’efficacité des traitements antibiotiques quelle que soit la durée du traitement (en raison des faiblesses méthodologiques). Concernant l’IDSA, le panel indiquait qu’il y avait peu de publications scientifiques américaines portant sur les manifestations neurologiques aiguës. En revanche, dans d’autres sections du document, toujours en ne considérant que les aspects neurologiques de la maladie de Lyme, le panel a évalué le niveau de preuve, variant entre … faible et fort !

J’ai débuté mon analyse critique à l’époque des débats parlementaires belges en vue d’une proposition de résolution sur la maladie de Lyme et ses co-infections. Un médecin généraliste avait alors clamé la rigueur avec laquelle l’IDSA avait développé ses recommandations, justifiant ainsi l’inutilité d’une remise en question de la « Science » (avec un « S » j’insiste). Quelque part, c’est grâce à lui que je suis aussi bien renseigné aujourd’hui sur le sujet. D’un autre côté, cela montre encore une fois, malheureusement, la difficulté de la médecine à se remettre en question et à faire preuve de transparence à l’égard des patients, des médecins et des pouvoirs politiques.

Sources :

http://danielcameronmd.com/cochrane-review-fails-publish-single-usa-trial-neurologic-complications-lyme-disease/

http://www.cochrane.org/CD006978/NEUROMUSC_treatment-neurological-complications-lyme-disease

http://outbreaknewstoday.com/lyme-disease-lends-itself-to-conspiracy-theories-hopkins-doctor-51668/
https://www.idsociety.org/uploadedfiles/idsa/guidelines-patient_care/pdf_library/lyme%20disease.pdf
http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1586/14787210.2014.940900

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