Un spécialiste américain décrypte la controverse à l'Institut Pasteur

Par Olivier Hertel le 03.10.2018 à 10h44 L'Institut Pasteur a invité le 26 septembre 2018 le Pr Ying Zhang, spécialiste américain de la maladie de Lyme. Cette conférence en comité restreint abordait tous les sujets qui sont à l'origine de la polémique sur cette maladie (dépistage, traitement, maladie chronique etc...). Entretien avec le Pr Zhang.   L'article complet sur https://www.sciencesetavenir.fr/sante/maladie-de-lyme-l-interview-du-pr-ying-zhang_128163

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Journée scientifique du 29 septembre à Montpellier

Bonjour, Nous vous avons le plaisir de vous inviter à participer à la journée scientifique jointe à l’Assemblée Générale annuelle de la Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques qui se tiendra le dimanche 30 septembre 2018. La journée scientifique se déroulera le samedi 29 septembre au Salon du Belvédère – Le Corum - Esplanade Charles de Gaulle 34000 Montpellier. Pour assister à la journée scientifique vous devez être adhérent de la FFMVT, et en faire la demande pour ceux qui ne l’ont déjà faite (nous sommes malheureusement limités en nombre ...

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Position de la FFMVT sur l’action du Droit de Guérir à l’encontre du texte de la HAS

Position de la FFMVT sur l’action du Droit de Guérir à l’encontre du texte de la HAS, la mise en place des centres spécialisés et la recherche Le texte Recommandation de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui encadre depuis le 20 juin 2018 la prise en charge des différentes formes de la maladie de Lyme et des maladies vectorielles à tiques (MVT), ne cesse de provoquer de vives réactions, souvent peu rationnelles. Des médecins spécialistes et généralistes se sont laissés entraîner par un quarteron d’infectiologues qui vitupère et ...

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Borréliose de Lyme et autres maladies transmises par les tiques : Pourquoi la FFMVT cautionne la recommandation de bonne pratique élaborée par la HAS

Borréliose de Lyme et autres maladies transmises par les tiques : Pourquoi la FFMVT cautionne la recommandation de bonne pratique élaborée par la HAS La maladie de Lyme fait l’objet de débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et de prise en charge des formes tardives. Tel est le constat du Plan Lyme qui a en particulier pour objectif, comme indiqué, de rationaliser la prise en charge des patients atteints de maladie de Lyme ou du SPPT (sémiologie polymorphe persistante après piqûre de tique), et de développer la ...

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Maladie de Lyme : réponse de la FFMVT au communiqué de l’Académie Nationale de Médecine du 2 juillet 2018 

Maladie de Lyme : réponse de la FFMVT au communiqué de l’Académie Nationale de Médecine du 2 juillet 2018 … Le communiqué de presse du 2 juillet 2018 de l’Académie contient une série d’affirmations contraires aux données de la science. Le syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique (SPPT) est une entité clinique à rapprocher de ce que les Américains appellent le PTLDS (Post-treatment Lyme disease syndrome). Ce tableau clinique a été récemment mieux précisé par Rebman et coll. (Frontiers Med, 2017). Ce syndrome  peut correspondre à une borréliose mais aussi ...

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Maladie de Lyme : pourquoi les tests ne sont pas fiables

Maladie de Lyme : pourquoi les tests ne sont pas fiables Par Olivier Hertel le 03.07.2018 à 19h30 Les tests de dépistage sont au cœur de la polémique actuelle sur la maladie de Lyme. Nous avons interrogé Hugues Gascan, immunologue, directeur de recherche au CNRS, pour comprendre pourquoi ces tests ne sont pas fiables. Selon une publication récente, ils produiraient même 500 fois plus de faux négatifs (personnes malades non détectées) que le tests de dépistage du VIH. Suite de l'article sur www.sciencesetavenir.fr

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Réponse aux défauts d'interprétations sur le PNDS

Réponse aux défauts d'interprétations sur le PNDS « Il n’y a pas de reconnaissance officielle d’une forme chronique de maladie de Lyme ». Les références démontrant la persistance des signes cliniques et la persistance des Borreliae dans les tissus des animaux et de l’homme, même après plusieurs semaines d’antibiotiques sont citées dans une annexe de l’Argumentaire rédigée par la FFMVT. Tous les syndromes persistants ne sont pas dûs à Borrelia burgdorferi sensu lato, mais peuvent aussi être impliqués d’autres bactéries et/ou parasites (Babesia). Le syndrome polymorphe persistant après une possible piqûre de tique ...

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Maladie de Lyme : tout ce qu'il faut savoir sur le Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS)

Par Olivier Hertel le 20.06.2018 à 12h50 Lors d'une conférence de presse s'étant tenue ce 20 juin à Paris, la Haute Autorité de Santé (HAS) a dévoilé le Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) de la maladie de Lyme élaboré durant près de deux ans. Il définit les nouvelles conditions de prise en charge des malades (55 000 nouveaux cas par an) et remplace la conférence de consensus de 2006. Mais il ne mettra certainement pas un terme aux controverses autour de cette affection. Lire la suite sur www.sciencesetavenir.fr

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Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme

Performances des ELISA utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme Les ELISAs utilisés pour déterminer la séropositivité dans la maladie de Lyme contrairement à la plupart des analyses sanguines ne reposent pas sur des mesures directes, et pondérales, exprimées en microgrammes/ml ou en Unités Internationales, mais sur un calcul de probabilités issu des travaux d’un mathématicien du 18ème siècle, Thomas Bayes [1]. La raison en est simple, il n’existe pas aujourd’hui de standard pondéral international permettant une mesure directe des valeurs recherchées, ni de calibrer et comparer entre eux les différents kits ...

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Une tique Ixodes ricinus femelle, sur un brin d'herbe. Elle est le vecteur de la maladie de Lyme.Bernard Ruelle/Flickr

Communiqué de presse de la FFMVT sur le PNDS Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques

  La phase d'élaboration du PNDS a duré plus longtemps que prévu, du fait des positions divergentes entre deux courants de pensée : la SPILF (Société de pathologie infectieuse de langue française) et la FFMVT (Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques) qui est constituée d'un collège de médecins et de chercheurs ainsi que d'un collège de trois associations (France Lyme, Lympact et le Relais de Lyme). Cette situation reflète la polémique internationale entre d’une part l’IDSA (Infectious Diseases Society of America), et d’autre part l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases ...

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PNDS et conflit d'intérêts

PNDS et conflit d'intérêts Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, lançait le Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : « La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu de l’absence de connaissances précises sur ...

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Jan 23 2017

Efficacité des antibiotiques dans les formes neurologiques : où en sommes-nous aujourd’hui sur le plan scientifique ?

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Daniel Cameron, médecin spécialiste américain de la maladie de Lyme et affilié à l’ILADS a écrit un post sur son site personnel concernant l’efficacité des antibiotiques sur des patients présentant des manifestations neurologiques. Post en réaction à la récente revue systématique publiée (janvier 2017) par la Collaboration Cochrane.

Les chercheurs ont retenu 7 essais cliniques dans leur analyse en rapport avec l’objet de la recherche. 6 essais comparaient l’efficacité entre différents antibiotiques tandis qu’1 seul comparait les résultats du traitement à ceux obtenus avec un placebo. Au total, les essais cliniques intégraient 450 patients européens. Les antibiotiques suivants ont été testés : pénicilline G, doxycycline, ceftriaxone et céfotaxime.

Pour ce qui est des aspects méthodologiques, seules les études randomisées ont été retenues par les chercheurs. Malheureusement, la plupart des études publiées ne le sont pas (les chercheurs et/ou les patients ont connaissance du traitement donné). Toutes les études américaines similaires ont dû être exclues en raison de leurs faiblesses méthodologiques. Enfin, aucune étude n’a étudié les effets d’un traitement tardif.

La méthodologie des études analysées est trop hétérogène que pour pouvoir tirer de conclusions globales. Aucune d’entre elles n’indiquait qu’un antibiotique était meilleur qu’un autre. Une étude n’a pas pu démontrer l’efficacité d’un second traitement (plus long) par un antibiotique oral (amoxicilline) après un traitement intraveineux initial avec ceftriaxone.

Au vu de l’absence de comparaison traitement vs placebo , il est difficile de comparer l’efficacité des traitements antibiotiques avec l’évolution qui aurait été observée parmi les patients.  En général, le traitement a été bien toléré, bien que la qualité des rapports sur les effets indésirables dans la plupart des études soit apparu comme faible.

Selon les conclusions des chercheurs, le niveau de preuve scientifique est faible à très faible et ne repose que sur quelques essais cliniques très limités, hétérogènes et montrant des résultats divergents. Les rares études randomisées ont une portée limitée, présentent des faiblesses méthodologiques  (critères d’inclusion des patients et critères d’efficacité). Même si une majorité de patients ont rapporté une amélioration, il n’est pas possible de tirer de conclusions fermes. Des échecs thérapeutiques et des résultats décevants ont également été rapportés pour une minorité de patients. Ces études n’apportent pas non plus de preuves d’efficacité supplémentaires en cas de retraitement par l’amoxicilline (voie orale) après un premier traitement par ceftriaxone en intraveineuse. Enfin, les chercheurs pointent également un déficit flagrant dans la qualité de la recherche américaine concernant l’évaluation de l’efficacité des antibiotiques dans les formes neurologiques de la maladie de Lyme.

Commentaires d’Alain Loriaux , membre de la FFMVT :

Il est tout d’abord étonnant de retrouver le Dr Paul Auwaerter parmi les auteurs de cette recherche, pour avoir contribué au développement des guidelines IDSA (2006) et avoir participé au groupe « Ad Hoc » dont l’unique but était de contrer les opposants à la thèse dominante. Il n’y pas encore si longtemps, Auwaerter considérait ses opposants à des adeptes de thèses conspirationnistes. Aujourd’hui, ironie du sort, il constate une situation qu’il a lui-même en créée.

Ensuite, il me paraît intéressant de comparer les conclusions de cette recherche avec le contenu des guidelines ILADS (2014) et IDSA (2006). En ce qui concerne l’ILADS, la revue systématique menée par le panel indique que le niveau de preuve est globalement très faible, y compris concernant l’efficacité des traitements antibiotiques quelle que soit la durée du traitement (en raison des faiblesses méthodologiques). Concernant l’IDSA, le panel indiquait qu’il y avait peu de publications scientifiques américaines portant sur les manifestations neurologiques aiguës. En revanche, dans d’autres sections du document, toujours en ne considérant que les aspects neurologiques de la maladie de Lyme, le panel a évalué le niveau de preuve, variant entre … faible et fort !

J’ai débuté mon analyse critique à l’époque des débats parlementaires belges en vue d’une proposition de résolution sur la maladie de Lyme et ses co-infections. Un médecin généraliste avait alors clamé la rigueur avec laquelle l’IDSA avait développé ses recommandations, justifiant ainsi l’inutilité d’une remise en question de la « Science » (avec un « S » j’insiste). Quelque part, c’est grâce à lui que je suis aussi bien renseigné aujourd’hui sur le sujet. D’un autre côté, cela montre encore une fois, malheureusement, la difficulté de la médecine à se remettre en question et à faire preuve de transparence à l’égard des patients, des médecins et des pouvoirs politiques.

Sources :

http://danielcameronmd.com/cochrane-review-fails-publish-single-usa-trial-neurologic-complications-lyme-disease/

http://www.cochrane.org/CD006978/NEUROMUSC_treatment-neurological-complications-lyme-disease

http://outbreaknewstoday.com/lyme-disease-lends-itself-to-conspiracy-theories-hopkins-doctor-51668/
https://www.idsociety.org/uploadedfiles/idsa/guidelines-patient_care/pdf_library/lyme%20disease.pdf
http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1586/14787210.2014.940900

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