Colère des malades jusqu’au cœur du Plan Lyme

Colère des malades jusqu’au cœur du Plan Lyme 4 juillet 2019 Tandis que la situation s’aggrave sur le terrain, avec une augmentation significative du nombre de cas de maladie de Lyme diagnostiqués en France (68 530 nouveaux cas en 2018 selon les données officielles du Réseau Sentinelles), la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) et les associations membres constatent une stagnation du Plan Lyme et expriment leur vive déception. Lors de la réunion du Comité de pilotage du Plan Lyme du 3 juillet, elles ont pris connaissance du choix des 5 ...

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Plan Lyme communiqué FFMVT du 22 juin 2019

En dépit du rapport du HCSP de 2014, des recommandations de la HAS de 2018, et de l'urgence de la situation, on ne peut que constater la quasi-inexistence des budgets alloués à la recherche en 2019. La recherche apparaît comme l’unique moyen de mettre fin à cette controverse dont les malades sont les premières victimes. Nous demandons aux députés et sénateurs de prendre toute la mesure de cette problématique de santé publique et de permettre, par leur action, que des budgets suffisants soient alloués dans les meilleurs délais à la recherche ...

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Le rapport sénatorial sur la maladie de Lyme

Le rapport sénatorial sur la maladie de Lyme a été rendu public le 27 mai 2019. Il fait suite à la dizaine d'heures d'auditions de nombreux experts par une commission sénatoriale, en mars-avril 2019. La version intégrale, avec le contenu des interventions se trouve ici. La synthèse préalable, rédigée par Elisabeth Loiseau, sénatrice de la Mayenne, est remarquable. Elle rejoint largement les conclusions tirées de ces auditions par la FFMVT le 12 avril 2019. Les principales conclusions de cette synthèse (ci-jointe), sont les suivantes. Elles s'adressent aux pouvoirs publics, en particulier ...

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Communiqué de la FFMVT sur la création d'une ANMVT

Communiqué de la FFMVT Communiqué de la FFMVT sur la création d'une ANMVT - pdf

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Jan 23 2017

Efficacité des antibiotiques dans les formes neurologiques : où en sommes-nous aujourd’hui sur le plan scientifique ?

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Daniel Cameron, médecin spécialiste américain de la maladie de Lyme et affilié à l’ILADS a écrit un post sur son site personnel concernant l’efficacité des antibiotiques sur des patients présentant des manifestations neurologiques. Post en réaction à la récente revue systématique publiée (janvier 2017) par la Collaboration Cochrane.

Les chercheurs ont retenu 7 essais cliniques dans leur analyse en rapport avec l’objet de la recherche. 6 essais comparaient l’efficacité entre différents antibiotiques tandis qu’1 seul comparait les résultats du traitement à ceux obtenus avec un placebo. Au total, les essais cliniques intégraient 450 patients européens. Les antibiotiques suivants ont été testés : pénicilline G, doxycycline, ceftriaxone et céfotaxime.

Pour ce qui est des aspects méthodologiques, seules les études randomisées ont été retenues par les chercheurs. Malheureusement, la plupart des études publiées ne le sont pas (les chercheurs et/ou les patients ont connaissance du traitement donné). Toutes les études américaines similaires ont dû être exclues en raison de leurs faiblesses méthodologiques. Enfin, aucune étude n’a étudié les effets d’un traitement tardif.

La méthodologie des études analysées est trop hétérogène que pour pouvoir tirer de conclusions globales. Aucune d’entre elles n’indiquait qu’un antibiotique était meilleur qu’un autre. Une étude n’a pas pu démontrer l’efficacité d’un second traitement (plus long) par un antibiotique oral (amoxicilline) après un traitement intraveineux initial avec ceftriaxone.

Au vu de l’absence de comparaison traitement vs placebo , il est difficile de comparer l’efficacité des traitements antibiotiques avec l’évolution qui aurait été observée parmi les patients.  En général, le traitement a été bien toléré, bien que la qualité des rapports sur les effets indésirables dans la plupart des études soit apparu comme faible.

Selon les conclusions des chercheurs, le niveau de preuve scientifique est faible à très faible et ne repose que sur quelques essais cliniques très limités, hétérogènes et montrant des résultats divergents. Les rares études randomisées ont une portée limitée, présentent des faiblesses méthodologiques  (critères d’inclusion des patients et critères d’efficacité). Même si une majorité de patients ont rapporté une amélioration, il n’est pas possible de tirer de conclusions fermes. Des échecs thérapeutiques et des résultats décevants ont également été rapportés pour une minorité de patients. Ces études n’apportent pas non plus de preuves d’efficacité supplémentaires en cas de retraitement par l’amoxicilline (voie orale) après un premier traitement par ceftriaxone en intraveineuse. Enfin, les chercheurs pointent également un déficit flagrant dans la qualité de la recherche américaine concernant l’évaluation de l’efficacité des antibiotiques dans les formes neurologiques de la maladie de Lyme.

Commentaires d’Alain Loriaux , membre de la FFMVT :

Il est tout d’abord étonnant de retrouver le Dr Paul Auwaerter parmi les auteurs de cette recherche, pour avoir contribué au développement des guidelines IDSA (2006) et avoir participé au groupe « Ad Hoc » dont l’unique but était de contrer les opposants à la thèse dominante. Il n’y pas encore si longtemps, Auwaerter considérait ses opposants à des adeptes de thèses conspirationnistes. Aujourd’hui, ironie du sort, il constate une situation qu’il a lui-même en créée.

Ensuite, il me paraît intéressant de comparer les conclusions de cette recherche avec le contenu des guidelines ILADS (2014) et IDSA (2006). En ce qui concerne l’ILADS, la revue systématique menée par le panel indique que le niveau de preuve est globalement très faible, y compris concernant l’efficacité des traitements antibiotiques quelle que soit la durée du traitement (en raison des faiblesses méthodologiques). Concernant l’IDSA, le panel indiquait qu’il y avait peu de publications scientifiques américaines portant sur les manifestations neurologiques aiguës. En revanche, dans d’autres sections du document, toujours en ne considérant que les aspects neurologiques de la maladie de Lyme, le panel a évalué le niveau de preuve, variant entre … faible et fort !

J’ai débuté mon analyse critique à l’époque des débats parlementaires belges en vue d’une proposition de résolution sur la maladie de Lyme et ses co-infections. Un médecin généraliste avait alors clamé la rigueur avec laquelle l’IDSA avait développé ses recommandations, justifiant ainsi l’inutilité d’une remise en question de la « Science » (avec un « S » j’insiste). Quelque part, c’est grâce à lui que je suis aussi bien renseigné aujourd’hui sur le sujet. D’un autre côté, cela montre encore une fois, malheureusement, la difficulté de la médecine à se remettre en question et à faire preuve de transparence à l’égard des patients, des médecins et des pouvoirs politiques.

Sources :

http://danielcameronmd.com/cochrane-review-fails-publish-single-usa-trial-neurologic-complications-lyme-disease/

http://www.cochrane.org/CD006978/NEUROMUSC_treatment-neurological-complications-lyme-disease

http://outbreaknewstoday.com/lyme-disease-lends-itself-to-conspiracy-theories-hopkins-doctor-51668/
https://www.idsociety.org/uploadedfiles/idsa/guidelines-patient_care/pdf_library/lyme%20disease.pdf
http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1586/14787210.2014.940900

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